Interview de Pierre-Arnaud Francioso

Interview

Pierre-Arnaud Francioso

Auteur de la série fantastique : Fondation Deus.

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« Je suis un jeune auteur qui a commencé une série de type fantastique : la Fondation Deus. Le premier livre, le Veilleur, est paru en 2009 aux éditions Airvey ; j’ai sorti le deuxième livre, Sans Limite – Première partie, fin 2010 et je m’apprête à sortir la seconde partie bientôt. En parallèle je termine mes études, puisque j’ai commencé une thèse en physique, dans le but de devenir chercheur. »

Comment arrives-tu à concilier les études et l’écriture ?
J’essaie de bien séparer les deux : la thèse le jour, et l’écriture le soir. Le temps du trajet vers la fac me permet de passer d’un monde à l’autre.

Quel genre de lecteur es-tu ?
Je ne suis pas un grand lecteur. J’ai toujours lu les livres que l’on me demandait de lire à l’école, mais j’ai trouvé trop peu de choses qui m’intéressaient réellement parmi ces livres, peut-être est-ce cela qui m’en a détourné.  J’ai cependant lu et apprécié certains Chair de Poule ainsi que les Harry Potter. Lorsque j’aime un livre, je le lis lentement afin de m’imprégner de chaque mot ; cette lenteur, cependant, est aussi ce qui a tendance à me détourner de la lecture.

Comment en es-tu venu à écrire et que représente l’écriture pour toi ?
J’ai toujours aimé écrire, inventer des histoires. Des événements, des morceaux d’histoires, se sont toujours invités dans ma tête. L’écriture me permet, une fois les idées organisées, d’en garder une trace, pour passer à autre chose, à d’autres idées. L’écriture est en quelque sorte ma mémoire.

Qu’est-ce qui t’a poussé à écrire la première fois ?
C’est avant tout l’envie de raconter les histoires que j’avais en tête ; ce n’est que bien plus tard que j’ai sauté le pas et que j’ai fait lire mes histoires à d’autres personnes, m’exposant ainsi à la critique.

«  L’écriture est en quelque sorte ma mémoire. »

Pierre-Arnaud Francioso
Quelles lectures t’ont construit et/ou mené à l’écriture ?
Aucun livre ne m’a mené à l’écriture, puisque j’ai commencé à aimer écrire avant d’aimer lire. Côté livres, j’ai été sensible à la narration simple et aux retournements de situation des Chair de Poule, ainsi qu’à l’ambiance sombre et mystérieuse qui y régnait. La série des Harry Potter également m’a marquée, par son écriture claire et son histoire bien construite.

Quels sont tes livres de chevet ? Tes auteurs préférés ?
J.K.Rowling, évidemment. Sinon, j’ai bien aimé une nouvelle de Xavier Mauméjean, Reich Zone du recueil d’uchronies Divergences001. Je n’ai pas de livre à lire en ce moment car je finis d’écrire mon troisième roman, mais ensuite j’ai l’intention de me mettre à l’Ile du Crâne d’Anthony Horowitz et, peut-être, 0.4 ou aux Chroniques de l’Université invisible. Les résumés de ces deux derniers livres, laissant pressentir d’une ambiance mystérieuse, m’ont attiré. J’entends également parler en bien des Ecriveurs, de Frédéric Mars.

Le Veilleur, Pierre-Arnaud FranciosoLis-tu pendant que tu es en période d’écriture ? Cela vient-il perturber ton imagination ou cela t’inspire-t-il ?
Non, je ne lis pas lorsque j’écris : c’est justement une autre raison pour laquelle je lis peu (et c’est pour cela que je n’ai pas pu lire le dernier tome d’Harry Potter avant de le voir au cinéma… sniff…). J’aurais peur, en effet, de trop m’inspirer d’un livre en copiant, même involontairement, un style d’écriture ou une façon de raconter, de présenter des situations. Mais, d’un autre côté, lire me permet de savoir ce que j’aime et, donc, de me construire en tant qu’auteur.

Pourquoi affectionnes-tu particulièrement le domaine fantastique ?
J’aime le fait que le fantastique ne se pose pas de limite : on peut imaginer ce que l’on veut, tout est possible.
Chacun peut donc se poser les limites, les contraintes qu’il veut. Pour moi les livres permettent de s’échapper, de se libérer du quotidien ; on peut créer de nouvelles règles, de nouveaux êtres vivants, de nouvelles technologies… Le fantastique peut être omniprésent, farfelu ou – au contraire – discret, ancré dans le réel. J’aime cette liberté.

« Evidemment, lorsqu’on rassemble dans un même ouvrage les mots école et mutant, on pense aux X-Men… »

Comment s’est déroulé ton parcours pour te faire éditer ?
J’ai commencé par écrire une première version du Veilleur sur ordinateur, que j’ai ensuite transformée en livre grâce à un site internet. J’étais déjà fier de voir mon travail prendre la forme d’un livre. J’ai alors envoyé Le Veilleur à des maisons d’éditions, en commençant par les plus importantes, les plus connues.
J’ai reçu des lettres de refus, impersonnelles.
J’ai progressivement orienté mes recherches vers de plus petites maisons, proches de ma région (Nord-Pas-de-Calais), présentant des oeuvres jeunesse. C’est ainsi que j’ai envoyé Le Veilleur aux éditions Airvey, qui m’ont fait part de leur intérêt. Et c’est ainsi que l’aventure a commencé…

« J’aime le fait que le fantastique ne se pose pas de limite : on peut imaginer ce que l’on veut, tout est possible. »

Pour le moment, comment le public accueille-t-il ces deux premiers tomes (Le Veilleur, et Sans Limite) ?
Plutôt bien ! Les éditions Airvey ont eu la bonne idée de faire figurer mon adresse mail sur le livre ; j’ai ainsi eu de nombreux avis positifs de la part de personnes qui ont lu mes livres – en même temps, quelqu’un qui n’a pas aimé a peu de chance de prendre la peine de m’écrire… Cela me fait plaisir et m’encourage, lorsque des personnes que je ne connais pas me disent qu’ils ont apprécié mon livre.

De quoi t’es-tu inspiré pour créer la Fondation Deus ?Pierre-Arnaud Francioso
Plus que la lecture, ce sont les séries (américaines, pour la plupart) qui m’ont inspiré. J’aime la façon dont ils présentent les choses et entretiennent le suspens. Je pense notamment à Lost, par exemple. Les films, également, ont probablement joué dans ma manière d’aborder mes histoires.

Certains lecteurs peuvent y voir l’école inverse du professeur Xavier qui accueille les X-men, cet effet est-il intentionnel ?
Évidemment, lorsqu’on rassemble dans un même ouvrage les mots école et mutant, on pense aux X-Men… Je ne vois pas la Fondation Deus comme étant un miroir de l’école des X-Men, et je n’y avais jamais pensé. Pour moi, ces deux écoles représentent deux approches différentes de l’apprentissage pour les mutants ; elles ne sont ni identiques, ni opposées. La Fondation Deus est plus mystérieuse et plus sombre que l’école du prof. Xavier.

Comment as-tu procédé pour choisir les prénoms des personnages ?  Il reflète totalement le caractère de chacun n’est-ce pas ?
Tu as parfaitement raison ! Le nom de chaque personnage a été soigneusement choisi, et j’ai essayé de varier les façons de procéder. Je préfère laisser au lecteur le soin de comprendre la signification de ces prénoms, pour ne pas trop en dévoiler…

As-tu un personnage favori ou un passage que tu as préféré écrire ?
Les passages les plus marquants pour moi, à l’heure actuelle, sont ceux du livre 2 – Seconde partie, mais pour éviter tout risque de spoil je vais rester sur le livre 1… Un passage qui m’a marqué est celui où Eloi découvre son pouvoir. J’ai aussi aimé écrire les extraits du Carnet des élèves. Sinon, les chapitres pénultième et antépénultième ont été intéressants à écrire, à cause de leur structure particulière. Je me souviens également de l’impression étrange que j’ai ressentie en terminant le dernier chapitre ; cela m’a fait comme un manque et, en même temps, c’était un soulagement.

Pourquoi as-tu choisi de faire une ellipse temporelle de douze ans et par conséquent changé de protagoniste ?
J’avais envie de surprendre le lecteur : en lisant le livre 1, il entre dans un monde nouveau, celui de la Fondation Deus. J’avais donc en tête de faire ce bond dans le temps, afin que l’on se pose de nombreuses questions, par exemple : que s’est-il passé pendant ces douze années ? Cela me permettait de continuer à aborder le monde de la Fondation Deus (à travers le regard d’un nouvel élève, Muray), tout en y apportant de nouveaux éléments : Muray va découvrir certains mystères auxquels Eloi n’aura pas été confronté, et vice-versa.

Ta série de livre va-t-elle se dérouler chronologiquement ?
Et la réponse est… non ! Comme je l’ai dit, j’aime les narrations originales, et le fait de faire des bonds dans le temps va me permettre d’égrener les mystères et les réponses de la manière qui me semble la plus pertinente, la mieux adaptée. Tout peut arriver…

Va-t-on retrouver Eloi dans le tome suivant ?
Peut-être, peut-être pas…

Combien de tomes prévois-tu d’écrire ?
Je ne sais pas encore, cela dépendra de mes idées : pour l’instant je pars sur 7 ou 8 – j’aimerais bien 8, c’est un chiffre que j’apprécie ; cependant, si j’estime que je n’ai pas assez d’idées intéressantes pour écrire assez de livres, je m’arrêterai plus tôt. J’ai, en tout cas, au moins 4 histoires à raconter, encore.

Prévois-tu une tournée de dédicaces ?
En général, il y a deux périodes pendant lesquelles je fais des dédicaces : mars, et la fin d’année (septembre, mais surtout novembre-décembre). Je vais à Lille, Rouen, Colmar, Paris… Pour le Sud, c’est plus difficile car je suis du Nord ; cela fait un peu loin. J’essaie, en général, de mettre des informations sur mon blog.

     Cela a été un plaisir de répondre à toutes tes questions, je te remercie pour l’intérêt que tu portes à ces livres.
A bientôt dans la Fondation…

Blog Officiel de Pierre-Arnaud Francioso

Chronique du tome 1 : Fondation Deus, T1 Le Veilleur

Chronique du tome 2 : Fondation Deus, T2 Sans limite – partie 1

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1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Rose Poupée
    Sep 20, 2013 @ 16:43:05

    Une très bonne interview qui permet d’en savoir plus sur pierre arnaud francioso, très intéressant!!

    J'aime

    Réponse

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