Fondation Deus, T2 Sans Limite – Pierre-Arnaud Francioso

Fondation Deus

Tome 2 Sans Limite

Pierre-Arnaud Francioso

sans limite, pierre-arnaud francioso    Douze années ont passé.
Muray, un adolescent de treize ans, se retrouve prisonnier de la Fondation Deus. Quand on a perdu sa famille, ses repères… Qui croire, qui écouter ? Et si, en plus, on découvre une part de nous-même jusque-là inconnue?  De nouveaux élèves, de nouveaux professeurs et quelques anciens… Les visages ont changé, mais les règles sont toujours les mêmes. La Fondation est prête à vous accueillir une « deuxième fois ». Et vous, êtes-vous prêts? Alors, venez ouvrir d’autres portes. Entrez! Entrez dans le royaume des mutants !

OOO Quelles surprises! Mais quelles surprises!
Après avoir dévoré le premier tome : Le Veilleur, je me suis donc tout naturellement jetée dans le tome 2 intitulé Sans Limite sans prendre le temps de lire le résumé.
J’ai donc été très surprise en découvrant les premiers mots « douze ans après » et encore plus incrédule lorsque j’ai compris qu’on ne suivrait plus les aventures de notre premier protagoniste : Eloi. Ce fut aussi une grande déception lorsque j’ai vu, au tiers du roman, qu’Eloi n’avait pas l’air de vouloir réapparaître.
Ce choix de l’auteur peut tout aussi bien plaire que déplaire. Pour ma part, j’ai eu l’impression d’avoir été trompée : qu’est devenu Eloi? A t-il toujours ses pouvoirs de retour à la vie normale? Qu’a t-il fait ensuite ? L’a t-on vraiment remplacé par « quelque-chose » auprès de sa famille durant son « incarcération » à la Fondation Deus?
Néanmoins, cette ellipse temporelle peut ajouter du mystère à l’histoire, et ainsi combler les accros du suspens.

OOO Nous entrons donc une nouvelle fois dans la Fondation Deus, à la suite de Muray, un adolescent anglais qui se préparait à retrouver son amour de vacance rencontré l’été dernier. Malheureusement, Muray est enlevé de la même façon qu’Eloi et se réveille plus tard dans la même pièce blanche…
La répétition des premiers jours passés à la Fondation (découverte des lieux, du fonctionnement de l’établissement, des doutes, des rencontres amicales etc…) est assez énervante bien que nécessaire au bon déroulement de l’histoire. Un sentiment d’agacement pourra envahir certains lecteurs frustrés de ne pas retrouver Eloi, car même si l’auteur fait des efforts pour que ces deux périodes ne se ressemblent pas, le début est tout de même similaire au premier tome.
Muray se fait facilement des amis, son intégration n’est pas aussi fluctuante que notre Eloi, en conséquences moins intéressante.
OOO En revanche, les péripéties de Muray finissent pas devenir accrochantes, lorsqu’on découvre qu’un professeur (du premier tome) effrayant et plutôt détestable, trouve son maître, et se fait dévorer par la peur (matière que lui même enseigne). On découvre aussi les nouveaux professeurs, bien plus sympathiques que les premiers et … un couple formé par deux anciens élèves, mais là je vous laisse la surprise parce-qu’elle est vraiment inattendue!
OOO Au niveau de la trame principale, on a le plaisir de lire le déroulement des cours particuliers, d’assister aux exercices etc (chose qui manquait au premier tome).
En dernier lieu, l’élément le plus intriguant du roman, et le fils conducteur qui nous emmènera dans la deuxième partie de Sans Limite (à paraître en début d’année), est celui qui vous marque le plus : les suicides imprévisibles des élèves, qui surviennent tout au long du roman.
Enfin, comme au premier tome, le deuxième se termine sur un coup de théâtre des plus plaisant.
Concernant le style, il est toujours aussi simple, fluide et facile à lire, et les ellipses temporelles sont plus nombreuses.
Le titre fait aussi inévitablement référence au pouvoir de Muray, quant à la couverture… elle est du même style que le premier tome mais s’explique moins facilement. Le poing fermé de la quatrième de couverture évoque la révolution mais elle est inexistante dans l’histoire, peut-être est-ce juste une petite référence au pouvoir de Muray mais elle n’est alors que suggérée.

OOO En résumé, on trouve autant de raison de continuer à lire que de refermer le livre, on en attend donc beaucoup plus de la deuxième partie car aucunes questions du premiers tomes ne trouve de réponse : par qui, par quoi et comment est régie la Fondation ? Dans quel but ? Il a peut être un début de réponse dans ce tome-ci mais c’est trop peu. Qui sont les Veilleurs ? Que font-ils plus précisément ? Que deviennent les élèves qui échouent aux examens? Que sont devenus ceux qui ont disparus avant ? Où se trouve la Fondation ?
Trop de questions, pas assez de réponses, il faut que cela avance (pitié pas de troisième session d’école) espérons que la seconde partie nous en dévoile plus. Et puis surtout on réclame : E-loi, E-loi, E-loi !

Chronique tome 1 : Le Veilleur
Interview : Pierre-Arnaud Francioso
Blog de Pierre-Arnaud Francioso

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