Interview de Luc Van Lerberghe

Interview

Luc Van Lerberghe

Auteur de la trilogie : Arthamios.

« Se présenter est toujours un exercice délicat. Je suis nordiste. C’est important car les nordistes ont laluc van lerberghe culture de l’humain peut-être plus qu’ailleurs et sans doute parce qu’il fait tellement moche toute l’année qu’on trouve le soleil dans nos amitiés. Fils d’un flamand et d’une bretonne, je suis passionné par le jeu d’échecs, par l’écriture, le cinéma et je pratique tous les sports de balle dès que j’ai un peu de temps.

Mes auteurs de références sont Alexandre Dumas (Arthamios = Athos + Porthos + Aramis + D’artagnan) et Jules Vernes. Difficile de faire toute une liste qui va jusque l’incontournable Tolkien. Je m’inspire autant des romans de mon enfance que des mangas et même des BDs. « 

Vivez-vous de votre plume ? Si non, quel est votre métier ?

Je ne vis pas de ma plume. Arthamios, chronique d’un esprit vagabond est mon premier roman publié. J’ai monté ma petite entreprise de conseil en ressources humaines en 2003. Je fais du recrutement, du conseil aux entreprises en RH et aussi de la formation. Je donne par exemple des cours de droit à l’EGC, à l’EFAP ou encore au centre cepreco.

Depuis quand avez-vous l’histoire d’Arhamios en tête ?

L’histoire d’Arthamios m’est venue en 2002-2003. Je venais de perdre mon job et j’entamais la longue route du créateur d’entreprise. J’étais stressé et j’avais besoin d’une échappatoire. Arthamios est né dans ce contexte.

Arthamios Où puisez-vous votre imagination ?

Bonne question. Les choses me viennent un peu comme ça. Je rêve au monde que j’ai créé, je le bichonne, je le rend réaliste.

Des livres, des personnages, des auteurs ou des films vous ont il inspiré ? Dans quelle mesure ?

Si je dois citer une œuvre, c’est celle de Dumas, les trois mousquetaires, vingt ans après et le vicomte de Bragelonne. J’ai aimé l’aventure en commun des héros, leurs caractères si différents et l’amitié indestructible qu’il y avait entre eux. C’est quelque chose que j’ai voulu trouver dans les aventures d’Arthamios.

Combien de temps avez-vous mis à écrire le premier tome ? Et le second ?

J’ai commencé à écrire sans imaginer une seule seconde que j’allais être publié. J’ai donc pris mon temps. J’ai écris dans les moments de stress et pendant mes vacances. J’ai du mettre en tout cinq ans pour le premier tome. Le second a été écrit en deux ans, mais là, je savais que j’étais édité, ce qui change tout dans la motivation à écrire un peu plus vite. Actuellement, j’écris la suite et fin des aventures et je pense que le livre sera publié fin 2014 ou début 2015.

Combien de temps les corrections ont elles pris ?

Peu de temps et aujourd’hui je le regrette un peu. Je ne connaissais rien au monde de l’édition. J’ai relu mon scénario, modifié quelques passages, mais au fond, je pense que le texte méritait plus d’attention ou de recule de ma part. Pour le second tome (le sage des courants), j’ai donc fait attention à corriger tout ce qui devait l’être. Je dirai qu’il a fallu au moins une année.

Avez-vous eu une réelle divergence de point de vue avec votre éditeur sur un fait précis du livre ? Si oui, lequel ?

Pour le tome 1, pas vraiment. Pour le tome 2 un peu plus et cela concernait les dialogues que mon éditeur trouvait parfois trop longs.

Que représente l’écriture à vos yeux ?

Mon espace de liberté.

Avez-vous eu votre mot à dire concernant le résumé et la quatrième de couverture ?

Oui, il y a eu un vrai dialogue et un choix commun. Maintenant, je sais que la 4ème de couverture est critiqué par beaucoup de lecteurs car c’est un morceau choisi et non un résumé. J’ai donc corrigé la chose pour le tome 2.

Reconnaissez-vous votre plume dans la description que j’ai faite (dans ma chronique) de votre Arthamios_T2_rvbstyle narratif ?

Oui, surtout dans l’analogie avec un scénario de film. J’ai effectivement cherché à visualiser des scènes et à les restituer comme une caméra pourrait le faire, surtout pour les scènes de combats. Pour le reste, j’aime donner une ambiance plutôt que de faire de longues descriptions. Je veux que le lecteur ait une plus grande liberté pour imaginer. Je cherche un équilibre dans l’écriture entre « décrire pour donner un cadre, une ambiance » et laisser des « vides » pour que le lecteur se mette dans son propre monde.

Êtes-vous sûr de vouloir parler de téléréalité avec Arthamios ? Le concept semble très éloigné de l’univers du livre.

Pas du tout ! Arthamios est une trilogie. Quand j’ai parlé de téléréalité, c’était pour évoquer un prochain livre, mais Arthamios n’y sera pas ! Il ne s’agira d’ailleurs pas d’héroic fantasy. Mais si le scénario est écrit, je n’ai pas encore écrit la moindre ligne, donc il est tout à fait possible que ce texte ne voit jamais le jour.

QUESTION SPOILE : mettez le texte en surbrillance (sélectionnez le texte ci-dessous à l’aide du curseur) pour voir la dernière question de l’interview. 

Pourquoi avoir donné si peu d’importance à la mort de Gemlio ? Elle passe presque inaperçue (une demi phrase sur la tristesse d’Aqualis si je me souviens bien), on dirait que vous avez utilisé cette créature comme un outil juste bon déroulement de l’histoire.

J’ai utilisé gemlio comme un outil, oui car son aura permet de libérer Arthamios, mais c’est plus un compagnon de route qui a une destiné tragique.

Je m’explique. La nature de gemlio est de passer inaperçu. Aqualis dit d’ailleurs que personne n’a jamais vu l’apparence réelle d’un phasme. Gemlio part comme il a existé, presque anonymement. Il n’a pas moins d’importance pour autant dans ce premier roman. Je dirai même au contraire. C’est un peu mon soldat inconnu. C’est un être d’une parfaite gentillesse, qui a totalement confiance en l’espèce humaine alors que c’est elle (Aqualis et Jydyne) qui vont le mener à sa perte. Il fait partie des victimes collatérales, et c’est dans cette destiné qu’est l’importance de Gemlio. C’est un martyr, Jydyne qui est si parfaite a-t-elle réfléchit à sa vie ? Aqualis qui l’a recueillit, qui a été son « maître » a-t-il pensé une seconde aux dangers qui le guettaient ? Non.

Propos recueillis par Ondine Gobert.

Lire la chronique du premier tome d’Arthamios, chronique d’un esprit vagabond.

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1 commentaire (+ vous participez ?)

  1. Rêves et Imagines
    Sep 25, 2014 @ 12:20:31

    Superbe interview !! Les questions sont très simples et l’auteur y répond avec autant de simplicité… En fait, c’est assez étrange mais je me retrouve un peu en lui ! Résultat, je ne peux faire autre que d’ajouter ses livres à ma wish list :p

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