Phobos, T3 – Victor Dixen

Phobos T3

Victor Dixen

FIN DU PROGRAMME GENESIS DANS
1 MOIS…
1 JOUR…
1 HEURE…
ILS SONT PRÊTS A MENTIR POUR SAUVER LEUR PEAU

Ils sont les douze naufragés de Mars.
Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.

ELLE EST PRÊTE A MOURIR POUR SAUVER LE MONDE

Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?

MÊME SI LE COMPTE À REBOURS EXPIRE, IL EST TROP TARD POUR RENONCER.

Souvenez-vous, à la fin du tome 3 Marcus révélait à Léonor qu’il était au courant pour le rapport Noé avant d’embarquer. Cliffhanger insoutenable.Nous retrouvons Lo et tous les protagonistes quelques secondes à peine après cette terrible annonce. L’héroïne, choquée, finie par tenter de couvrir son mari mais Kenji, le parano de service trouve un moyen de trouver et dévoiler la vérité. À partir de là le procès s’organise… Ce troisième tome est composé de six actes et on a le plaisir de constater qu’il fait plus de 600 pages : il est donc plus long – ET plus consistant je vous rassure – que les deux précédents tomes.

Pour la première fois je suis contente de vous dire que je suis ravie d’avoir insisté.

Vous le savez, la lecture des deux premiers tomes ne m’avaient pas spécialement emballé plus que cela mais ma curiosité à l’égard des relations amoureuses des personnages m’avaient permis de les terminer. Je n’avais donc pas beaucoup d’attentes pour le tome trois. Et bien vous savez quoi ? J’vais bien tort, parce-que ce troisième tome est absolument génial.

Tout d’abord, je n’ai plus du tout lu en diagonale aucun passages comme je le faisais à la lecture des précédents. En effet, les aventures de Andrew et Harmony deviennent bien plus intéressantes, de même que les faits et gestes de la machiavélique Séréna. – Bon ok j’avoue que quand même zappé les pages de pub – Tout devient de plus en plus intéressant. Les divers protagonistes se démarquent les uns des autres, certains déçoivent, certains étonnent, et d’autres font presque peur…300 pages de plus pour 300% d’action et de coup de théâtre en plus, un véritable régal. Cette fois je ne me suis pas ennuyé une seule fois. Je ne pouvais plus lâcher la liseuse, elle m’accompagnait partout.

Une ellipse temporelle d’un an est observée entre l’acte 3 et 4 ; elle est nécessaire et judicieuse, rien à en redire. En revanche, si ce troisième tome est génial ce n’est pas pour autant « tout beau tout rose »…  je parle ici (en termes très flou) de la réaction hyper décevante de Léonor envers un certain personnage. En effet, là je ne me suis pas reconnu e du tout dans son comportement et surtout sur la durée de ce comportement.A partir de ce moment où on entend plus parler d’un personnage particulier, on a l’impression que seul le lecteur s’en souvient car presque aucun autre protagoniste n’y fait référence et même Léonor. C’était très rageant. Mais un sursaut d’émotion est à prévoir, suivi d’un véritable électrochoc.

Enfin, le basculement que s’opère progressivement tout au long des pages est sûrement un des éléments les plus remarquables et surprenant qu’il soit.Non seulement Victor Dixen surprend au niveau des personnages, de leur personnalité qui se dévoilent, au niveau des coups de théâtre, au niveau de l’action plus forte etc. mais en plus : il réussit le tour de force de changer de registre de roman au cours du livre ! Je n’avais jamais lu ça !Ce qui partais à la base comme un roman de Science-Fiction un poil dystopique devient à l’inverse : une anticipation.En effet, le sujet principal devient petit à petit la monté du totalitarisme et non plus la vie des pionniers de l’espace.Et oui, vous avez bien lu : on finit par assister à la naissance d’un état totalitaire, chose qu’on n’attendait absolument pas.

A travers ce roman l’auteur nous montre comment, à partir d’une « simple » téléréalité, il serait possible que tout un pays rejoigne le côté obscur, et avec une joie tout ignorante en plus.Bref, ce roman est une véritable réussite je le recommande. Attention tout de même aux âmes sensibles, il y a un drame sentimental qui m’a fait sortir le mouchoir au sens propre (et c’est là où on voit que l’auteur est bon parce-que j’ai horreur d’être triste et que je déteste automatiquement tout ce qui me fait pleurer, hors là je le trouve bien quand même).

Fiche Livraddict : 

Editions : Robert Lafond

Prix : 18€90

Verdict : Ebook

Chronique tome 1 : Phobos T1 – Victor Dixen

Chronique tome 1 : Phobos T2 – Victor Dixen

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Phobos T2 – Victor Dixen

Phobos

Tome 2

Victor Dixen

 

Euh alors je suis dans l’embarras de vous dire que je n’ai pas fait de chronique pour ce second tome… peut être que je comptais l’abandonner avant la fin mais je peux vous dire que ça n’a pas été le cas.

Je vous mets donc des liens d’autres chroniques si vous voulez vous faire une idée, sachez seulement que lire le second tome vaut le coup parce-que le troisième est absolument génial.

Chronique de Sapotille : Phobos tome 2

Chronique de Rêves et Imagine : Phobos tome 2

 

Fiche Livraddict :
Editions : Robert Lafont
Prix : 19€90

Verdict : Continuez, le troisième tome déchire ! Lien –> Phobos T3, Victor Dixen

Chronique tome 1 : Phobos, T1 – Victor Dixen

Chronique tome 3 : Phobos, T3 – Victor Dixen

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Phobos tome 1 – Victor Dixen

Phobos
Tome 1
Victor Dixen

phobos,-tome-1---les--phemeres-640387-264-432SIX PRÉTENDANTES. SIX PRÉTENDANTS. SIX MINUTES POUR SE RENCONTRER. L’ÉTERNITÉ POUR S’AIMER.

ILS VEULENT MARQUER L’HISTOIRE AVEC UN GRAND H.
Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.

ELLE VEUT TROUVER L’AMOUR AVEC UN GRAND A.
Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour…

MÊME SI LE RÊVE VIRE AU CAUCHEMAR, IL EST TROP TARD POUR REGRETTER.
Dès les premières lignes nous sommes, comme Léonor, jetée en pâture aux journalistes présents sur la plateforme d’embarquement. La jeune fille traverse un gros moment de doute, puis, fini par embarquer au sein du vaisseau, renommé Cupido, pour un aller simple sur Mars. Seulement voilà, très vite le lecteur apprend que les candidats de cette téléréalité sont condamnés à mort. Bien trop vite, puisque tout notre intérêt pour l’enquête qui suivra en parallèle est immédiatement émoussé.
Le vrai problème c’est que le lecteur l’apprend, mais pas Léonor, qui a pourtant reçu un mystérieux objet qui pourrait bien lui faire découvrir la terrible vérité. Objet qui reste oublié tout au court du roman.
Résultat je me suis totalement reporté sur l’objet de la téléréalité : les speed-dating qui ont capté toute mon attention ; alors que j’ai lu en diagonale tous les autres passages concernant l’enquête ou bien les méchants. On n’y apprend rien de surprenant puisqu’on sait déjà tout avant la cinquantième page.
L’histoire de base reste une très bonne idée puisqu’elle est très originale, mais le tout est mal mené.

Depuis le temps que j’entends parler de cet auteur français, je suis finalement déçue.
Je ne trouve pas le style particulièrement beau ou prenant. Au niveau des moments d’action, le mouvement ne prend pas, on n’arrive pas à sentir cette accélération dans les phrases.
En revanche la fin est (enfin) haletante : toutes les résolutions arrivent en même temps et là on ne lâche plus le roman. C’est à la fin que tout devient enfin intéressant. Je vais donc lire le second tome avec bien plus d’envie que le premier.

Petit bémol concernant Léonor (ou plutôt le résumé mensonger) : elle ne s’engage pas pour l’amour (auquel elle ne croit pas) mais pour l’Histoire.

Fiche Livraddict :
logo_livraddictEditions : Robert Lafont
Prix : 17€90
Verdict : Ebook -> je n’aime pas assez ce roman pour vouloir le relire et le mettre dans ma bibliothèque.
Bibliothèque > je veux pouvoir le voir tous les jours, le prêter pour contaminer les amis, et peut être le relire un jour dans ma vie.

Chronique T2 : Photos, tome 2 – Victor Dixen
Chronique T3 : Photos, tome 3 – Victor Dixen

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John Carter, T3 Le Guerrier de Mars – Edgar Rice Burroughs

Le Guerrier de Mars

Edgar Rice Burroughs

john carter, le guerrier de mars, edgar rice burroughsOOO Dejah Thoris, princesse d’Hélium, est emprisonnée par Issus, la déesse maléfique de Mars depuis plus d’un an dans la Tour du Soleil. John Carter tente de la sauver. De poursuites en poursuites, le voici découvrant sur la calotte glacière la civilisation des hommes jaunes. Un combat à l’échelle planétaire va éclater. Mais qui en sortira vainqueur ?

OOO Souvenez-vous, à la fin du second tome des aventures de John Carter, le héros, ses amis, son fils et son armée s’était précipité au secours de Dejah Thoris, prisonnière des griffes de la cruelle Issus, fausse déesse vénérée sur tout Barsoom.
Après moult retournements de situation délicieux, John Carter était arrivé à temps pour sauver la vie de sa bien-aimée, mais malheureusement pas assez tôt pour la délivrer du Temple du Soleil, cette étrange tour qui tourne sur elle-même condamnant l’unique ouverture pendant une année martienne. De plus la fenêtre s’était définitivement refermée sur Phaidor le bras armé et levé sur Dejah Thoris…

OOO Comme dans le précédent tome, l’action commence directement puisque nous retrouvons John Carter déjà sur la piste de sa femme. En effet, le héros suit son vieil ennemi Thurid – le dator noir qu’il avait humilié devant ses pairs pour défendre un ami – car il est persuadé que celui-ci complote quelque-chose… à raison.
Accompagné de Woola, John Carter s’engage donc à sa pousuite à découvre que le dator a fait alliance avec l’ancien hekkador, le Père des Therns : Matai Shang qui lui promet monts et merveilles s’il lui livre sa fille et la princesse de d’Hélium. Il prévoit de la prendre pour femme pendant un an, puis de la donner en pâture à ses hommes…

OOO J’ai été ravie de lire que, dès les premières pages, Woola est de retour ! Celui-ci est non seulement indispensable au bon déroulement de l’histoire, mais il en est indéniablement la pierre angulaire. S’il n’y avait pas eut Woola, jamais John Carter ne serait allé au bout de ses péripéties, et jamais il n’aurait survécu à tous les dangers rencontrés.
Car, comme vous le savez, tout sur Mars est multiplié par dix. Que ce soit la beauté ou les dangers tout y est gigantesque, gargantuesque, titanesque. Edgar Rice Burroughs se plait souvent à le rappeler, comme dans la description de Woola par exemple :
« Imaginez, si vous le pouvez, un énorme ours gris d’Amérique avec dix pattes armées de griffes puissantes et une gigantesque bouche de grenouille lui fendant la gueule d’une oreille à l’autre, avec trois rangs de longues défenses blanches. Puis, dotez cette création de votre imagination de l’agilité et de la férocité d’un tigre du Bengale à demi mort de faim. Ajoutez-y la force d’une paire de taureau, et vous aurez une faible idée de Woola en action. »
Vous êtes maintenant en possession de la recette d’Edgar Rice Burroughs pour créer des créatures incroyables 😉

OOO Les autres personnages restent égaux à eux-même, mais on les voit peu dans ce dernier tome. Thuvia est toujours aussi douce, courageuse et altruiste ; Phaidor, toujours aussi aveuglément hautaine et pitoyable ; Dejah toujours aussi combattante même face aux plus grands personnages de Barsoom. Thurid est toujours aussi haineux, et le père des Therns toujours aussi fou mais tellement plein de ressources qu’il réussi toujours à s’enfuir… ou presque.
OOO Le roman se découpe en plusieurs phases de poursuites et d’infiltrations. Pendant ces « intermèdes » d’infiltration, où le rythme est plus calme et le héros plus réfléchi, John Carter trouve un allié inattendu et achève, malgré lui, ce qu’il a commencé dans le second tome : la destruction de la religion de Barsoom. La quête du héros le mènera dans des lieux aussi inconnus que légendaires… allant jusqu’à découvrir un peuple originel de la race commune de Barsoom.
OOO Cette fois-ci John Carter affronte trois ennemis à la fois, et il doit décupler ses efforts afin d’atteindre son but. Le roman se termine en apauthéause, et le héros atteint ensuite son apogée. On sent que le personnage ne peut aller plus loin, et c’est pour cette raison que les romans suivants narrent les aventures de son fils Carthoris, ayant lui aussi trouvé une gente dame à défendre…
En bref c’est un grande et belle fin à la hauteur du héros herculéen.

Fiche Livraddict :
logo_livraddictEditions : Publication première
Prix : voir sur Internet

Chronique T2 : Les Dieux de Mars

John Carter, T2 Les Dieux de Mars – Edgar Rice Burroughs

John Carter

Tome 2 : Les Dieux de Mars

Edgar Rice Burroughs

 

John Carter , les dieux de marsLe paradis sur Mars s’appelle le fleuve Iss. Les Martiens qui désirent quitter la vie s’y dirigent, forts de la croyance qu’Issus, la déesse les attend. John Carter découvre que cette croyance cache en fait une imposture, que ce n’est pas le paradis qui les attend mais l’enfer. Un combat fabuleux s’engage alors entre le prince d’Hélium et les Therns, les gardiens de cet enfer.

OOO Après le prologue de Ned, nous retrouvons notre héros qui se transfère directement sur Mars par on ne sait quel moyen. Il a alors la surprise d’atterrir non pas dans un désert de fonds marins comme il s’y attendait, mais dans une magnifique vallée verdoyante… peuplée de MONSTRES !
Étonnamment John Carter retrouve rapidement son fidèle amis Tars Tarkas, venu mourir dans la rivière d’Iss (sensée mener au paradis). Ensemble, les combattants découvrent que la religion vénérée sur tout Barsoom n’est qu’un immense mensonge cachant la pire des vérités. Car les monstres sont autant animaux qu’humains. Les Therns Sacrés gouvernent ce « paradis », ils y récoltent ces malheureux venu mourir volontairement pour en faire des esclaves.
Arrivés parmi eux, John Carter s’emporte évidemment et projette de détruire tout ce système injuste, mais le pauvre est encore loin du compte, car les Therns Sacrés ne sont que la face cachée du problème…
OOO Pendant les trois quart du roman, nous suivons donc les pérégrinations du héros qui tente désespérément de s’enfuir de ce monde si bien caché et clôt. Mais un autre problème se superpose à ses projets : s’il arrive enfin à s’échapper, comment vont réagir les citoyens Barsoomiens ? Vont-il le condamner à mort pour être revenu d’Iss comme le veut la tradition ? Car c’est un blasphème que John veut tenter de faire admettre à toute une planète !

OOO Les nouveaux personnages sont très plaisants, autant méchants que amis, mais ce sont les hommes qui ont le beau rôle. Phaidor et Thuvia, bien qu’opposées, finissent toutes deux par nous inspirer de la pitié au regard de leur sentiments envers John Carter. Tandis que les hommes ouvrent les yeux et se joignent au héros pour défendre la vérité.  John Carter reste le même : le héros des temps passés ayant le courage de ses opinions ; celui qui défend la veuve et l’orphelin, envers et contre tous.
Deux peuples apparaissent dans ce second volet de la série : les hommes blancs, les Therns, et les mystérieux « Pirates Noirs ». On a également la surprise de rencontrer un personnage (le second protagoniste) vaguement cité vers la fin du premier tome… John Carter met d’ailleurs un temps fou à le reconnaître et l’auteur s’en amuse avec le lecteur qui attend LE moment.
OOO Il y a énormément d’action dans ce deuxième volet de la série et la trame est extrêmement élaborée ce qui est très plaisant. On sent que tout a été mûrement réfléchis, rien n’est laissé au hasard. Les systèmes politiques et religieux, étroitement liés, sont bien expliqués. Les paysages et les créatures que décrit Edgar Rice Burroughs sont très originaux, il est donc assez difficile à comprendre et encore plus à imaginer. L’auteur est donc contraint de faire de longues phrases descriptives très détaillées ainsi que des phrases résumant le tout pour s’assurer que le lecteur ait tout les chances de comprendre le plus précisément possible ce qu’il a en tête.
OOO Avec toutes ces créatures et ces nouveaux faits, on ne peut pas douter d’être sur Mars mais j’ai remarqué que l’auteur aime à le rappeler régulièrement en mentionnant « cette planète en extinction » (qui n’est pour autant pas dépeuplée le moins du monde !).

OOO Durant les trois quarts du roman, John Carter est confronté à des ennemis physiques qu’il doit combattre avec le force, rivalisant d’héroïsme avec le second protagoniste. Mais dans le dernier quart, le héros est confronté aux antiques croyances et surtout à la politique, il doit combattre avec esprit pour éviter le pire et triompher d’un vile personnage. Après deux retournements de situation divinement appréciés, la fin du roman reste très dramatique.
Je ne m’étais pas attendu à ce que la détention du héros soit si longue, ni à ces deux coups de théâtre et encore moins à une fin comme celle-ci. On a l’habitude de voir le héros triompher des difficultés grâce à son incommensurable force que le confère l’atmosphère de Mars, mais cette fois les obstacles sont trop importants (trop pour John Carter alors imaginez l’ampleur des événements !).

OOO Bref, au départ j’ai eu peur d’être déçue ou moins emportée par ce second tome étant donné que j’avais vu le film du premier tome avant de le lire, mais heureusement ça n’a pas été le cas. C’est une excellente suite, l’auteur a su se renouveler à tous les niveaux.

Fiche Livraddict :

logo_livraddictEditions : Publication Première
Prix : à voir sur le net

 

Tome 1 : Les Conquérants de Mars

Tome 3 : Le Guerrier de Mars

John Carter : Les Conquérants de Mars – Edgar Rice Burroughs

John Carter
Les Conquérants de Mars

Edgar Rice Burroughs

Bonjour à tous ! Pour cette première chronique de l’année (scolaire) j’ai pioché dans les meilleurs : John Carter, quelle histoire ! Si vous n’avez pas vu le film foncez ; moi j’ai tellement adoré que j’ai acheté les livres^^. Pour cette chronique j’ai opéré quelques changements nécessaires et occasionnels : en effet dans un souci d’originalité, j’ai adapté mon style à l’oeuvre en reprenant le champs lexical principal du roman : l’héroïsme. J’ai également préféré proposer le résumé de livraddict, plutôt que de copier la quatrième de couverture qui ne parle que du succès de cette saga. 

Les Conquérants de Mars, John Carter, Edgar Ride Burroughs

Synospis Livraddict :

Projeté mystérieusement sur la planète Mars, John Carter découvre un monde merveilleux mais aussi terrifiant. Fait prisonnier par les terribles hommes verts de Thark, il tombe amoureux d’une belle captive, Dejah Thoris, la princesse d’Hélium. Et ensemble, ils s’évadent, mais… au-delà des murs rôdent des créatures monstrueuses et des dangers inconnus !

OOO La fabuleuse histoire de John Carter nous est contée par son neveu, Ned, qui a ré-écrit son manuscrit sous forme de feuilletons publiés sur des périodiques. Mais à part une petite note vers le tiers du roman, on a plus l’impression que c’est John Carter qui nous raconte son histoire et c’est bien mieux comme ça : on se sent plus proche de lui puisqu’il nous livre toutes ses pensées.

OOO John Carter est un gentleman de Virginie, à la recherche de fortune minière dans l’Arizona. Il est accompagné d’un fidèle ami quand soudain, un élément perturbateur indien surgit ! Le héros se fait fort d’aller à la rescousse de son ami, mais il arrive trop tard et finit par aller se réfugier dans une grotte où les guerriers n’osent pas le suivre. Au contraire, ceux-ci sont tellement effrayés qu’ils s’enfuient tous en courant en voyant la chose qui se trouve derrière John Carter. Mais le héros reste alors étrangement statufié, il est incapable de se retourner. Qu’il y a t-il derrière lui ? John Carter nous confie qu’il ne l’a su que dix ans plus tard… Le héros éprouve ensuite une irrésistible attraction vers Mars et se retrouve transporté sur la planète, traversant l’espace à la vitesse de la lumière.
OOO Une fois du Mars (ou Barsoom), John Carter va découvrir que la différence de densité d’atmosphère lui confère une force et une agilité horsNewImage158 norme comparées aux autres Martiens. Il se fait ensuite rapidement capturer puis accepter par ceux qu’il appellent les martiens verts (ou les Tharks). Ce sont des êtres primitifs ayant deux membres intermédiaires pouvant servir de bras ou de jambes supplémentaires suivant le contexte.
Les créatures étranges ont la part belle dans ce roman, mais heureusement il existe aussi sur Barsoom une forme de vie similaire aux humains de la Terre : les hommes rouges.
Après plusieurs jours de captivité et d’apprentissage chez les Tharks, une nouvelle prisonnière fait sont apparition : une prisonnière humaine, une femme magnifique à la peau cuivrée, une princesse de laquelle John Carter tombe éperdument amoureux, j’ai nommé Dejah Thoris (se prononce Dija Torisse).
C’est à ce moment-là que l’histoire commence véritablement car notre héros s’est trouvé une noble quête : sauver Dejah Thoris des horribles martiens vert…
OOO Dans ce roman, les Tharks sont des êtres cruels qui méprisent tous bons sentiments. Ils ne croient qu’en la justice. C’est un peuple sans amour, et haineux ; les Tharks ne rient que lorsqu’ils font souffrir ou mourir un autre être. Ils vivent en communauté et partagent tout avec elle, y comprit leurs enfants, si bien que chaque petit martien vert n’a ni père ni mère, et ne reçoit jamais de soins affectifs. L’auteur philosophe ainsi sur les dangers du communautarisme poussé qui mène à l’abêtissement de la population qui devient également cruelle.
C’est dans cette communauté que John Carter tente tant bien que mal de s’intégrer. Heureusement, il est chaperonné par la seule martienne à comprendre le sens de l’amour, Sola – qui a une histoire si touchante. Il a aussi pour compagnon l’adorable Woola, une espèce d’énorme bête au comportement de chien ; il est l’animal de plus touchant de tout le livre et renouvelle mainte fois ses actes de bravoure pour son maître (et qui font fondre le lecteur au passage).

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OOO Les rebondissements sont nombreux et surprenants dans ce roman, il est impossible de s’ennuyer. Cela est notamment du au fait qu’à la base cette histoire a été publiée sous forme de feuilleton dans les journaux : il ne fallait donc pas perdre l’attention des lecteurs afin qu’ils continuent de lire la suite des aventures de John Carter. Et le défi est relevé, pas un moment de somnolence ne vous attend si vous ouvrez ce livre, croyez-moi.
OOO J’ai par ailleurs adoré les détails qui ancre encore plus le récit dans le réalité, comme par exemple le fait que le neveu de John Carter s’appelle Edgar comme l’auteur, comme si les deux ne faisaient qu’un : comme si John Carter avait réellement existé… C’est amusant et créé une véritable complicité avec le lecteur.
OOO La vie sur Mars est extrêmement détaillée, jusqu’au éléments chimiques que les martiens verts manipulent pour en faire des armes. L’auteur invente même une justification à la vie sur Mars : « l’usine atmosphérique » …
J’ai, en revanche trouvé très décevant que les actions qui ne concernent pas John Carter soient réduites au minimum, car ont s’attachent également aux personnages secondaires et on aurait aimé avoir plus de détails sur eux. Je pense ici au combat de Tars Tarkas contre son pire ennemi qui ne remplit que deux lignes alors que c’est le combat qu’il a attendu toute sa vie… je suis restée coite de déception.
Par contre ces raccourcis sont très appréciables lorsqu’ils résument des moments qui auraient, à coup sûr, traîné en longueur avec d’autres auteurs modernes – comme les moments où le héros se trouve coincé seul quelque-part pendant très longtemps. L’histoire retrouve un rythme normal lorsque le héros a retrouvé son but. Ici on ne se perd pas en vaines errances : on les traversent au galop !
OOO Pour ce qui concerne la fin, elle diffère quelque peu du film, mais ce cliffhanger donne très envie de lire la suite.

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OOO Après avoir terminé ce premier tome, je me suis dis que les scénaristes de Disney avaient réellement fait du bon boulot ; à mes yeux cette oeuvre a été fidèlement adaptée au cinéma. En fait, tous les éléments du livres ont été ré-agencée (pour les besoins du film) mais ils sont tous présents et cela ne trahit en rien l’histoire de base.
Néanmoins, je me dois de mentionner les seules différences essentielles : dans le livre il n’y a absolument aucune allusion aux Therns (je suppose donc que nous allons en entendre parler dans le deuxième tome). Ce qui fait que John Carter n’est pas transporté sur Mars grâce à un collier de Therns, mais grâce à… on ne sait pas quoi ! En effet, le héros n’a aucune idée de la façon dont il atterrit sur Mars. Il sort de son corps, se regarde, puis tend les bras vers Mars pour qui il ressent en irrésistible attraction, et le voilà sur Barsoom.
Seconde différence notoire (mais qui ajoute de l’émotion au film) : John Carter n’a jamais eut de femme et d’enfant sur Terre.

Voilà j’espère que cette chronique vous a plu, n’hésitez pas à commenter, moi je file lire la suite pour vous la conter au plus vite 😉

Fiche Livraddict : 
Editions : Publication Premièrelogo_livraddict
Prix : Dépend du vendeur, prix de l’époque : 70 Francs

Chronique du tome 2 : Les Dieux de Mars

La Voix du couteau – Patrick Ness

La Voix du couteau

Tome 1 Le chaos en marche

Patrick Ness

La-voix-du-couteauC’est l’année de ses 13 ans et Todd va devenir un homme.
Il est le dernier garçon de Nouveau Monde, uniquement  peuplé d’hommes, où chacun peut entendre la pensée des  autres : c’est le Bruit, incessant, obsédant.
Un jour Todd découvre un lieu où le Bruit se tait…
Une quête de liberté et d’amour, portée par une écriture qui vous happe.

Commentaire de l’auteur :

Ma seule règle a été d’écrire le genre de livre que j’aurais aimé lire adolescent : honnête sans être moralisateur, jamais insultant pour mon intelligence, et si excitant que j’aurais presque été gêné d’en parler…
 

     Ce livre m’inspire un avis mitigé…
C’est une histoire dérangeante mais accrochante ou une histoire accrochante mais dérangeant je ne sais pas…

     Commençons par la forme.
La couverture reflète très bien l’ambiance de Nouveau Monde envahi par le Bruit : les pensées qui sortent spontanément de la tête des gens, irrépressibles. On voit un œil grand ouvert avec un couteau comme reflet, superposé à des mots griffonnées à la hâte, tous emmêlés. Tous les éléments de base de l’histoire sont là : le regard de Todd, le héros, le couteau, élément du titre, et le Bruit, la particularité de cette planète.
Le titre quant à lui, inspire plus de choses que le texte n’en contient. En effet « la voix du couteau » amène à penser que le couteau va tenir un rôle majeur dans la quête du héros, qu’il va soudainement s’animer et le guider, l’aider dans ses aventures… alors que la plus part du temps il est présenté comme un objet de protection mais qui amène le malheur et engendre la haine. De plus, il ne « parle » qu’une seule fois à la fin de ce premier tome, mais cela est plutôt présenté comme un hallucination de la part de Todd.
Enfin, l’écriture, qui est censée « happer » (ou qui en a happé certains) m’a personnellement beaucoup rebutée et j’ai fermé plusieurs fois le livre en me demandant sérieusement si j’allais le rouvrir : l’histoire est narrée par Todd, un enfant de treize ans, naïf et analphabète qui est obsédé par l’idée de devenir enfin un homme. Le style représente le héros, il fortifie l’image de Todd : l’écriture est donc volontairement bourrée de fautes toutes les plus exorbitantes les unes que les autres, ce qui peut en devenir exaspérant surtout les cinquante premières pages où se procédé est très présent. (En voici quelques exemples : à cause que, plafinication, les prérapatifs se prérapent, criatures, terrorifiant, effarible, cémitière etc, etc…)
Par contre, certaines phrases sont coupées à un endroit précis, tandis que la suite est rejetée à la ligne par un alinéa, sans point entre ces interruptions au milieu des mots (exemple dans les deux phrases suivantes). Ce qui est un point positif de ce style
car cela permet de voir et de comprendre comment les pensée de Todd se construisent et avancent. On peut vraiment penser comme Todd
avec le même rythme.
En revanche, l’utilisation de la première personne encre le personnage à jamais dans notre esprit comme un enfant ingénu qui ne sait pas parler. L’histoire nous démontre que le héros gagne en maturité mais l’écriture reste tellement naïve et pleine de fautes que l’on a du mal à percevoir ce changement.

     Passons maintenant au fond.
Les autres héros quant à eux sont très plaisants. Viola, la petite fille sans Bruit venue d’ailleurs, est très émouvante, et Manchee, le chien de Todd, est très certainement le meilleur animal de compagnie qu’on puisse rêver d’avoir. Pourtant, Todd l’apprécie peu au début du roman, il ne voit en lui qu’un inconvénient encombrant. Il changera d’avis par la suite…
Quant à la quête, et bien je dirais que c’est justement ce qui manque. Le héros fuit ou court vers un but qu’il ne comprend pas, personne ne veut lui expliquer son importance et c’est seulement vers la fin que tout est explicité (une attente très longue!). Ce qui nous donne envie de continuer à lire : c’est justement l’envie de savoir, pas l’envie de soutenir et de suivre mentalement le héros.
Une petite déception aussi au niveau du personnage qui, en plus d’être bête et enfantin, ne se révèle pas être plus important que cela, ce n’est pas un élus, un hybride ou le fils d’un roi déchu etc… c’est un enfant banal, et il est le héros parce-qu’il a la particularité d’être le dernier garçon de la ville.
On a tout de même droit à un joli moment de poésie, au milieu du roman lorsque les héros découvrent des créatures chantantes.
Cependant, deux actes absolument ignobles viennent gâcher l’aventure, deux choix du héros pour moi détestables et impossibles à accepter donc deux grands moments de frustrations et d’énervement.
Pour moi, le point le plus positif du roman c’est le méchant : le personnage seulement mauvais au début qui devient complètement fou à lier à la fin, qui devient à chaque apparition plus défiguré et qui fini par être aussi monstrueux à l’extérieur qu’à l’intérieur. Lui, c’est un vrai méchant, qu’on déteste dès le début, et qu’on hait toujours un peu plus à chaque confrontation avec Todd.
Dernier point positif : l’action. En effet, on n’a pas le temps s’ennuyer, c’est certainement cela aussi qui rend le livre accrochant, les héros sont sans cesse harcelés par les événements et se battent toujours pour leur survie.
Pour finir, ce premier tome se termine en plein milieu d’un action, donc en plein suspens…
Là aussi, je reste mitigée, je ne sais pas si cela me dérange plus que cela m’accroche ou l’inverse.
Je reste donc très indécise face à cette histoire, le deuxième tome me décidera peut-être. Si je décide de l’acheter …

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