Les Chroniques d’un esprit vagabond, Tome 3 Le Temps de Dieu – Luc Van lerberghe

Chroniques d’un Esprit Vagabond
T3 Le Temps de Dieu

Luc Van Lerberghe

Arthamios T3Malgré les consignes sanitaires drastiques, le fléau gagne l’ensemble des terres connues. Heter n’est plus… mais Heter demeure !
Marionnettiste de génie, que peut devenir Amania sous son influence ?
Quant à Arthamios, il doit tout reconquérir : du cœur de Jydyne à la confiance de ses amis. Il lui faudra évoluer et devenir enfin un véritable guide, car devant eux se dresse celle qui fut autrefois lumineuse, avant d’être gagnée par les ombres de ses noires obsessions…
Ce dernier opus de la trilogie des Chroniques d’un Esprit Vagabond vous conduira vers les contrées les plus lointaines… à la découverte des plus grands secrets des Terres Connues et du destin des protagonistes de cette formidable épopée.

OOO Ce dernier tome de la série comporte le résumé du tome précédent mais également le résumé du premier tome. Ceux-ci sont mieux structurés que dans les tomes précédent puisqu’ils sont plus long et comportent des sous-titres. J’ai beaucoup apprécié cette petite amélioration, ce perfectionnement du résumé est le petit plus de cette saga. Comme j’avais lu les tome 1 et 2 il y a plusieurs mois cela m’a permis de presque tout me rappeler, et je me suis par ailleurs faite la réflexion qu’il se passe énormément de choses dans un seul roman.
OOO La couverture de ce dernier tome est soignée et détaillée, en revanche j’ai trouvé que le titre « Le Temps de Dieu » ne donnait pas très envie de lire le livre.

OOO L’action reprend directement là où on l’a laissé : après que Rachel ait battu Heter dans le corps d’Arthamios et que Jydyne l’ait subtilisé pour s’enfuir avec sur le dos d’Achille afin de tenter de le sauver. Etant donné le fait qu’il n’y a aucun laps de temps entre le tome 2 et 3, il doit être bien plus agréable de les lire à la suite.
OOO Le roman commence donc par l’arrivée de l’armée de la coalition qui vient à la rescousse de Rachel venant de terminer son combat avec Heter, mais toujours aux prises avec les dragoles. Brisée, la raison de la mère des magies cède à la haine et Rachel dévaste tout autour d’elle : ennemis comme amis, elle détruit toute vie autour d’elle. Icarios et Rahauric sont les seuls rescapés, et ils s’enfuit immédiatement dans la forêt.
Ils décident ensuite que Rahauric doit retrouver Jydyne et Arthamios, tandis qu’Icarios de charge d’aller rendre compte de la situation aux combattants resté à Eldoraïane.
OOO De son côté Jydyne dépose Arthamios près de la termitière où son âme a trouvé refuge ; Dodoqui et Cymane s’échine pour le sauver mais l’aide vient d’un autre ami précieux du jeune homme. Enfin sauf, Arthamios reste en mauvais état et se rétablira du mieux qu’il peut chez Cymane (toujours accompagné de Jydyne et Achille bien sûr).
Amania se réveille de son coma et écoute la voix qui lui parle et la guide… elle prend rapidement le pouvoir de la capitale humaine, prônant le pouvoir de son Dieu que tous doivent à présent vénérer.

OOO Tous les protagonistes de retrouvent confronté à plusieurs dangers encore plus importants qu’au second tome : le fléau, la folie de Rachel, la prise de pouvoir d’Amania. La situations est extrêmement complexe et les personnages tellement nombreux qu’on en vient à se demander comment ils vont faire pour démêler cet imbroglio d’embûches.
Rachel devient ce contre quoi elle tentait de lutter : elle se décorpore et altère les courants magiques ; en conséquence Arthamios n’est en sécurité nulle part et doit pourtant retrouver le laboratoire de Salarios afin d’éradiquer le fléau.

OOO À la moitié du roman, un bouleversement s’opère (dû a une certaine rencontre) et c’est une révélation sur la nature du monde qui attend le lecteur. On voit là que l’auteur avait pensé à tout dès le début, on trouve les réponses à nos questions.
On a également droit à une très belle histoire d’amitié ; bien que le schémas soit répétitif, personnellement j’adore ce genre d’association.

OOO En revanche après la moitié du roman j’ai réellement saturée du trop plein d’information. J’ai eu beaucoup de mal à le terminer. La conclusion de tous les événements est intéressante mais la résolution est vraiment longue.
Enfin, j’ai été extrêmement déçue par la fin concernant Achille. [SPOILE] Arthamios ne montre absolument aucune émotion concernant leur séparation. Je suis d’autant plus furieuse que le pauvre animal fait tout pour les héros et leur sauve la vie un nombre incalculable de fois ; et c’est comme ça qu’il est remercié ? Même pas regretté ? Et comme si ça suffisait pas l’auteur le mutile carrément à la fin du roman. Je suis juste ÉCŒURÉE par cette cruauté ! J’ai fini par détester Arthamios autant qu’Amania.

OOO Bref, c’est pour moi une déception amère, je ne sais pas si j’avais jamais été autant déçue de la fin d’une saga que j’appréciait pourtant assez au départ.

Fiche Livraddict :
logo_livraddictEditions : Le Héron d’Argent
Prix : 18€50

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Chronique d’au delà du seuil, T1 La Quête du Prince Boiteux

Chroniques d’au-delà du seuil
Tome 1 La Quête du Prince Boiteux

Paul Carta

la quête du prince boiteuxCette série raconte l’itinéraire du jeune Khimaï dans un monde où deux continents s’opposent : Mitellia et Poménia. Mitellia vit sous l’égide du « Pourvoyeur » et du « Dieu secret ». De l’autre côté du « Seuil », une chaîne de montagnes, Kalenia subit la domination de la « Déesse du froid ».
Mille ans auparavant, le « Dieu secret » a établi un pacte avec les aïeux de Khimaï afin d’assurer la prospérité du territoire de Mitellia. Or, Khimaï, dernier de la lignée des « Pourvoyeurs », a été blessé lors de l’assassinat de son père. L’adolescent doit se cacher dans un dominion où l’on cherche à l’éliminer. Va-t-il retrouver des forces ? Le « Dieu secret » pourra-t-il lui venir en aide ?

OOO Le résumé raconte tout ce qu’il y a à comprendre dans le livre, et c’est bien le problème.
Le premier chapitre donne pourtant très envie de poursuivre. On découvre Khimaï, le jeune prince boiteux, sur une route enneigée. Il assiste au lever des deux lunes sur les collines hivernales, le ton est très poétique et on s’arrête avec plaisir sur ce beau tableau.
Puis le héros trouve l’auberge qu’il recherchait et y rencontre son ancien maître d’arme. C’est à ce moment là qu’on s’attend à ce que les événements s’enchaînent… mais le chapitre suivant est un long flash-back sur l’enfance de Khimaï, jusqu’à sa rencontre avec Bôron, le maître d’arme.

OOO Un chapitre sur deux raconte l’enfance, puis l’adolescence du héros. Ils ont parfois un lien avec la quête du jeune homme, mais le plus souvent les trois quarts du chapitre sont hors du sujet principal. Ils son très long et comportent énormément de détails, ils finissent donc pas ennuyer rapidement. Il y a aussi beaucoup de descriptions, parfois ennuyeuses mais souvent poétiques et donc belles et appréciables.
L’auteur explique en détails le fonctionnement du royaume, mais tout est beaucoup trop détaillé et trop parfait. De plus ce genre d’information n’a aucune utilité pour le lecteur, puisqu’il n’y a pas d’histoire de complot politique. Le Pourvoyeur (roi) est parfait : bon, honête, soucieux de son peuple ; et son royaume est parfait, à quelques détails près que Khimaï sera chargé d’améliorer à sa suite. Le Pacte (dont on ne sait rien) avec une Dieu Secret semble utopique et on se demande ce que cela cache. Le Jour de la Justice est un bon exemple de cette perfection : des paysans tirés au sort exposent publiquement leur problème au Pourvoyeur (alors en connexion directe avec le mystérieux Dieu Secret) qui règle tout avec facilité et avec une réelle équité.

OOO Lorsqu’un nouveau personnage important apparaît, c’est le chapitre-flash-back suivant qui nous éclaire et nous explique que le héros le connais déjà. Ce procédé est orinigal et surprend. Mais pour ma part, j’aurai préféré avoir la surprise de retrouver le personnage dans l’action.
Mis à part cela, l’auteur a énormément de talent, sa plume est belle, romanesque, le style est élaboré et bien construit, j’ai rarement lu de roman si bien travaillé au niveau de l’écriture.

OOO L’histoire a du potentiel mais il n’est pas exploité, on reste toujours le regarde tourné vers le passé avec les flash-backs. Le sujet principal est noyé par tout le reste autour. L’histoire n’est qu’un long voyage sans action, sans réel danger (ou du moins on ne le ressent pas), elle pose les bases et raconte l’enfance du prince.
La fin est aussi une déception car le roman ne fini pas sur le sujet de la quête mais sur un flash-back sans intérêt, cela donne pas envie de lire la suite, il n’y aucun suspens. [SPOILER] Pourtant l’histoire du jeune prince qui devient ami avec une orpheline et qui ensemble se mette à douter de leur grande religion et des intentions du Dieu Secret qui ne veut pas révéler son identité : ça c’est très intéressant !

Fiche Livraddict :
logo_livraddictEditions : L’Archipel
Prix : 19€95

 

Interview de Paul Carta

Les Oubliés du Destin, Celle qui attendait – Julia Leclere

Les Oubliés du Destin
Celle qui attendait

Julia Leclere

les oubliés du destin« Ces personnes, mon cher ami, étaient des êtres incapables de mourir, incapables de vivre. Elles étaient les points fixes et indésirables de l’univers. Les condamnées, les maudites… elles étaient celles qui vivaient entre deux mondes. Le passé et le futur. Je vais vous raconter l’histoire de l’une d’elles. D’une de ces immortelles…
Celles qu’on surnommait les oubliées du destin. »

« Figée, elle attend. Terrifiée, elle ment. Écartée, elle est seule. À un certain moment de notre vie, nous sommes tous conduits à espérer, à rêver, à croire… à aimer. Que veut-elle? Qui attend-elle? Pourquoi? Dans quel but? Personne ne le sait. Mais la principale question n’est-elle pas plutôt: qui est-elle? »

OOO Tout d’abord on remarque que titre et le résumé sont composés de deux parties qui semblent n’avoir aucun lien l’une avec l’autre. C’est étrange et ça n’aide pas à cerner le sujet, mais bon ça peut intriguer certaines personnes. Moi ça m’a surtout fait douter, à raison, puisque je n’ai pas du tout aimé ce livre (à tel point que je n’ai pas réussi à le terminer). Je chronique tout de même le tiers que j’ai lu par respect pour l’auteure et les lecteurs de mon blog.

OOO Nous commençons donc le roman en nous disant que c’est l’une histoire de femme sans destin. Tout est fait pour nous amener à penser qu’elle n’a aucun but (le résumé, le prologue etc) et puis on s’aperçoit petit à petit que c’est faux ! Pour moi elle a un destin, tragique certes mais un destin quand même. Ce n’est pas juste l’histoire d’une fille sans destin c’est surtout l’histoire d’une fille qui vieillit très lentement tout simplement parce que c’est une créature surnaturelle. À partir de là l’histoire devient sacrément plus intéressante.

OOO Ce livre raconte donc l’histoire d’Amélia, une jeune orpheline qui vit dans le grenier du lycée, mise à l’écart et bizutée par toute sa classe. Les seules paroles qu’on lui adresse tous les jours sont des moqueries et des insultes. Les adultes, eux, ne semblent pas s’apercevoir du comportement des élèves par rapport à la jeune fille, de plus ils sont atteint d’un étrange mutisme en sa présence. Bref c’est l’enfer mais l’héroïne ne semble pas s’en apercevoir. Toutes les méchancetés glissent sur elle sans prise. Jusqu’au jour où un nouvel élève arrive dans sa classe et lui parle gentiment…
Adam va lui aussi vivre au lycée, et les deux jeunes vont se lier d’amitié, mais est-il vraiment celui qu’il prétend être ?
OOO La narration est scindée en deux, on lit donc tour à tour du point de vue d’Amélia et du point de vue d’Adam qui semble cacher quelque-chose. Un matin, Adam décide d’aller réveiller Amy mais il la découvre sous une tout autre apparence : allongée dans son lit, les yeux grands ouverts mais sans pupilles, les racines des cheveux blanches et une expression de souffrance absolue sur le visage. Qui est-elle véritablement ? Est-elle liée à la disparition des élèves ? Adam se pose de plus en plus de questions à son sujet.

OOO S’ensuit un ennuyeux flirt adolescent très banal, sans originalité. La vie d’Amélia m’a rappelé ma propre adolescence ; à tel point que je me suis demandé si l’auteure avait elle-même vécue une période similaire et qu’elle avait décidé d’en faire un mythe tragique, pour expliquer et purger sa propre solitude ; comme pour s’inventer, le temps d’une lecture, une bonne raison à ses malheurs.
Bref, on est englué dans ce sombre et triste quotidien, et puis tout d’un coup on nous balance la vérité sur l’héroïne n’importe comment à travers une conversation puis une confrontation. Tout est mélangé : nature de l’héroïne, origine, malédiction, méchant du passé, mention de créatures et faits passés. C’est comme essayer de suivre une conversation sur un sujet dont on ne sait rien, comme assister a une discussion sur une série qu’on ne regardes pas. On a aucune explication posée, progressive, bien étalée et détaillée : ducoup on a l’impression d’être totalement con et c’est très énervant.

OOO À aucun moment je n’ai réussi à entrer dans l’histoire ou à m’attacher aux personnages. Pourtant j’ai senti que les idées fantastiques étaient réellement bonnes, mais elles sont tellement mal amenées puis mal expliquées que je n’ai pas eu du tout envie de continuer.
Le jeune héros possède toutes les capacités d’un militaire vétéran et se fait même des réflexions qui ne sont pas de son âge (ex : « Avec le temps il devenait paranoïaque »), j’ai trouvé ça très exagéré et a ne m’a pas plu du tout.
OOO Le style est simple, trop simple et le récit est bourré de clichés (ex : « Arrête de vouloir tout régler avec la violence tu sais il faut réfléchir avant d’agir ») ainsi que de phrases bancales associant langage soutenu et langage populaire (ex : « Par ailleurs, ce n’est pas cool de me l’avoir cachée »; « ni une ni deux Adam plaqua son amis dos au mur »). On a aucune description physique d’Adam et on apprend seulement à la page 100 qu’il porte des lunettes ! La désignation des personnages change rapidement, et c’est gênant pour le lecteur qui ne s’y habitue pas forcément (on passe de Amélia à Amy puis à son vrai prénom). Même chose pour le lieu de l’action : aucune localisation ne nous est donnée, puis Samhain est rapidement évoquée sans aucune explication (encore) donc je vais le faire ici : Samhain est l’ancêtre d’Halloween et il est encore fêté en Ecosse, on sait donc qu’on est en Ecosse lorsque cette fête est évoquée.

OOO Bref tous ces petits détails accumulés ont fait que j’ai abandonné ma lecture à la page 154 sur 342. En résumé j’ai trouvé que cette histoire pourrait être un bon scénario de petit film, mais un mauvais roman. Les idées sont bonnes, mais trop de choses sont mal amenées, mal expliquées ou mal organisées.

Fiche Livraddict :
logo_livraddictEditions : Mon Petit Editeur
Prix : 22€76

Protégée des Anges, T1 Les Elus – Inès L. B.

Protégée des Anges

Tome 1 Les Élus
Inès L B

Couverture Protégée des AngesEileen a quinze ans. Avec sa meilleure amie, Awen, elle va entrer en Seconde. Elle va découvrir un nouveau lycée, de nouveaux professeurs, de nouveaux camarades, et cette rentrée pourrait lui réserver bien des surprises : des pouvoirs surnaturels, des révélations étonnantes, mais surtout une rencontre avec un ange, un vrai. Ange est un garçon brun aux yeux verts, et toutes les filles du lycée sont à ses pieds. Eileen va devoir lutter contre elle-même pour ne pas tomber dans ses bras, mais il est tellement imprévisible qu’elle ne veut pas prendre le risque de gâcher leur belle amitié. Pourtant il est si gentil avec elle, si attentionné… Mais que lui veut-il? Pourquoi est-il si protecteur avec elle? Eileen le découvrira à ses dépens…

OOO Eileen et sa meilleure amie entre au lycée et elles ont la surprise de découvrir qu’elle font partie d’une classe très spéciale… une classe où tout le monde a un pouvoir paranormal ! Bien que le leur ne soit pas très exceptionnel (elles peuvent parler aux objets) elles apprennent qu’elles ont un destin hors du commun…
Très rapidement, la jeune fait la connaissance d’Ange, un véritable ange (personnellement je trouve le du choix du prénom un peu trop too much). Il se veut mystérieux mais malheureusement un lecteur aguerri le décrypte rapidement (d’où l’impression que l’héroïne est naïve).

OOO Autant vous le dire tout de suite, je n’ai pas du tout aimé ce livre, mais j’ai tout de même su y voir du positif. En fait, je n’ai pas aimé parce-que je ne fais pas du tout parti de la cible. A mon sens, ce roman est fait pour les 12-15ans (16 GRAND maximum).
Inès L B décrit avec une parfaite minutie le quotidien d’une adolescente assez banale en qui nous pouvons facilement nous reconnaître. Mais le problème, c’est que lorsqu’on est sortie de cette période d’adolescence, ce livre devient d’un ennui mortel et parfois très irritant parce qu’on n’a pas envie de voir à quel point on pouvait être niais.
Oui niais est malheureusement le sentiment dominant que j’ai retiré de cette lecture. Tout est niais. Eileen est une jeune fille gentille, naïve, aux réactions parfois puériles. Elle passe absolument tout son temps à essayer de décrypter et à ressasser chaque texto d’Ange, chaque regards de Ange, elle ne pense qu’à lui, à ses sentiments, ses espoirs, ses désespoirs etc… Tout tourne purement et simplement autour d’elle et de ses sentiments de midinettes, de jeune fille qui se cherche et tombe amoureuse pour la première fois. Et cette histoire est d’ailleurs tellement parfaite qu’elle en devient même ennuyeuse, on a l’impression que l’auteure a écrit l’histoire parfaite, avec le garçon parfait (attentionné, doux, sincère etc…) que toutes les jeunes adolescentes rêvent de vivre. Ce livre est le fantasme de toute les jeunes filles qui commencent à penser aux mecs. Ce roman est donc fait pour elles, et il peut accessoirement servir aux mamans qui cherchent à comprendre leurs filles et qui désirent se replonger dans cette période de la vie.

OOO Le style de l’auteure est donc forcément fortement pourvu d’hyperboles romantiques pitoyablement risibles telle que « Paralysée à la fois par sa beauté et une souffrance indescriptible, je profitai de cette instant de grâce autant que je le pus »… Mais ce n’est pas le pire car, bien que risible, les adolescents peuvent bel et bien ressentir ce genre de choses. Ce que je reproche plus à Inès L B c’est le langage qui lui par contre n’est pas du tout actuel et beaucoup trop intello pour une ado banale. En effet les mots et les phrases tels que « mes camarades », »ce garçon » et « c’est difficile d’assimiler autant  d’informations en si peu de temps, pas vrai? » ne font pas du tout naturel et gâche un peu « l’unité » de ce roman pure ado.
Enfin on trouve parfois des choix temporels étranges qui détonnent et sautent aux yeux tels que « mes deux amies voulaient que j’allasse lui parler ».

OOO Enfin, j’ai trouvé que le roman manquait d’action, MAIS le fond fantastique est tout de même très bien imaginé. J’ai adoré la raison d’être des élus, et j’aurais très certainement adoré une version plus adulte et plus vivante de cette histoire.

Fiche Livraddict :

logo_livraddictDispo uniquement en ebook
Prix : 2€99

Les Enfants d’Icare – Arthur C. Clarke

Les Enfants d’Icare

Arthur C. Clarke

les enfants d'icareIls sont apparus sans crier gare, leurs immenses vaisseaux flottant au-dessus des plus grandes capitales mondiales.

Les Suzerains, des extraterrestres infiniment plus avancés, et qui affirment être là pour le bien de l’humanité. E effectivement, même s’ils refusent pour le moment de se montrer, tout ce qu’ils font pour la Terre s’avère bénéfique : désarmement général, éradication des maladies, de la faim et de la misère.
Pourtant… ne faudrait-il pas se méfier de ses mystérieux bienfaiteurs ? Et se demander quelles sont leurs véritables intentions quant à l’avenir de l’espèce humaine ?

Résumé de ma chronique :

Le résumé m’avait fait pensé à V (Les Visiteurs – une excellente série refaite en 2009 qui a malheureusement été abandonnée), je me suis donc dit que ce roman était susceptible de me plaire… Erreur.
Ce roman n’est qu’une succession de réflexions. On passe notre temps à philosopher sur la nature humaine l’utopie etc… Le suspens est inexistant ou presque, et on nous livre la moitié de la solution à la fin sans qu’aucun personnage ne l’ai mérité au prix de ses exploits. La fin m’a vraiment frustrée parce-que…

Lisez ma chronique en entier sur Mythologica.net : Les Enfants d’Icare – Arthur C. Clarke

Mythologica.net

Les Sept Portes de l’Apocalype, T1 La Croisade des Carpates – Vanessa et Diana Callico

Bonjour tout le monde ! la croisade des carpates

Avec ma partenaire Satine’s book et ma copinaute Agnah’s wolrd, nous avons eut la chance de recevoir le Service Presse « La Croisade des Carpates » afin de le chroniquer. J’ai donc proposé d’inverser les publications afin de vous faire connaître leur blog et afin qu’elles fassent connaître mon blog à leurs lecteurs.

Vous trouverez donc mon avis sur ce roman sur le blog de Satine’s book en suivant ce lien : La Croisade des Carpates.

En résumé, je peux vous dire que j’ai rarement lu un livre de cette teneur. Il est étrange, gore, dérangeant, et mal ficelé pour qui ne connais pas déjà les mythes autour de l’apocalypse… la suite sur le blog de Satine’s book !

La Chimie des larmes – Peter Carey

La Chimie des larmes

Peter Carey

la chimie des larmes, peter carey
Séparés par plus d’un siècle, deux êtres fous d’amour et de chagrin poursuivent le même but : alors qu’en 1854, Henry Brandling, un aristocrate anglais, cherche en Forêt-Noire un horloger capable de construire un jouet mécanique qui guérira son fils, Catherine Gehrig affronte en 2010 la mort de son amant secret en restaurant le même automate au sein du musée londonien où elle officie comme conservatrice.
Reliés par des carnets (que l’un écrit et que l’autre lit) et par leurs interrogations sur la mort, l’amour et la technique, ces deux personnages émouvants découvrent progressivement que ce jouet mécanique recèle des mystères bien plus grands.

OOO Le roman commence au moment où Catherine apprend la mort de son amant. Dévastée, et ne pouvant retenir son chagrin, elle trouve un miraculeux allié : son patron, qui lui fournit un arrêt maladie. Le lendemain, celui-ci lui confie un travail qui serait sensé « l’aider ». Il s’agit de reconstituer un mécanisme ancien, plus précisément un canard qui mange, marche et défèque.
Bouleversée par sa perte, Catherine est très perturbée ; son comportement incohérent l’amène à s’offusquer car « il [est] hautement inapproprié de charger une femme éplorée de simuler la vie. »
Mais en ouvrant les caisses contenants les pièces du canard, Catherine découvre neuf petits carnets, remplis d’une écriture manuscrite : le manuscrit de Henry, l’homme qui a fait construire cet objet en 1854. Elle s’y attarde et s’y intéresse, au point qu’elle décide finalement d’accepter cette mission. Les carnets de Henry lui offrent une échappatoire pour ne plus penser à son défunt amant et, au fur et à mesure des pages, elle le mentionne de moins en moins.

OOO En parallèle nous suivons donc les « aventures » de Henry, un père de famille ayant déjà perdu sa fille ainée qui assiste à la lente agonie de son fils. Il tente par tous les moyens de le rendre heureux, croyant naïvement que son bonheur le guérira. Il tombe par hasard sur un plan du « canard de Vaucanson » et le fils tombe en adoration. Henry se décide donc à partir en Allemagne afin de faire construire ce fameux canard… Il se fait d’abord voler ses plans, puis les voleurs reviennent le chercher pour le lui construire ( !?). La suite de son histoire est aussi bizarre que cette anecdote qui résume parfaitement l’intégralité de sa quête.

Les chapitres concernant Henry sont écrits comme un conte. Tandis que le style utilisé pour narrer la vie de Catherine est étrange, désorganisé et difficile à comprendre par moment car on ne distingue pas toujours ses pensées de ses paroles.

OOO Globalement, on a droit à une chute ininterrompue de descriptions de pensées, de souvenirs, d’anecdotes, de réflexions diverses, toutes plus inintéressantes les unes que les autres. On ne ressent aucun sentiment d’attachement envers les héros, ni aucun suspens concernant ce fameux canard qui finit par nous agacer plus qu’autre chose.

OOO Bref je crois que cette histoire de canard (qui s’avère finalement être un cygne) était seulement un prétexte pour parler de la résilience. Eh bien, je suis passé totalement à côté du sujet.
Je m’attendais à un style certes plus élaboré et plus lyrique, le tout agrémenté de figures de style, mais tout de même abordable. Mais non, c’était juste infiniment ennuyeux.
Je pense que je ne dois pas faire partie de la cible, je n’ai pas connu de deuil d’enfant ou d’amant. Ça m’a beaucoup rappelé à tous ces livres soporifiques qu’on nous a fait lire au lycée ; c’est de la littérature avec un grand L. J’y suis allé pleine d’entrain en me disant « je vais découvrir autre chose », mais finalement j’ai été très déçue. Ce livre c’est comme le film Le Dîner de con : il n’y a pas de dîner, et bien là c’est pareil, ça parle de machine mystérieuse : il n’y en a pas ! (Mis à part bien sûr qu’il y quelque-chose derrière le titre du Dîner de Con, alors que derrière le vernis de La Chimie des larmes : rien, du vent.)  Le titre et la couverture vendent du rêve. Le résumé est un peu trompeur. Je m’en retourne à ma vrai SFFF sans regret !

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